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La démarche fonctionnelle
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mise à jour du 02/03/2010
 

 

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Introduction

Les démarches qualité actuelles ont souvent été initialisées pour une certification ou analogue. Elles sont axées sur le contrôle des produits et la conformité aux référentiels et règlements. Même si elles permettent d’être certifié, elles améliorent peu le fonctionnement interne, nombre de progrès utiles n’étant pas concernés par la norme.

La démarche fonctionnelle a une autre approche, soit de s’axer résolument sur l’amélioration de l’entreprise, les normes étant désormais considérées comme accessoires.

Pour cela, elle propose des outils efficaces tels que le Diagnostic Participatif d’Amélioration (DPA), la notion de « document-outil », les indicateurs intégrés, les audits fonctionnels, les groupes de projet qualité, les responsables de processus…

Centrée sur la participation et la responsabilisation des personnels à tous niveaux, elle conduit à des améliorations notables et rapides à la fois du fonctionnement et des performances de l’entreprise. Elle est donc fortement soutenue en interne et permet au service qualité de retrouver un statut reconnu.

Paradoxalement, elle permet d’atteindre la conformité aux normes plus rapidement et de façon mieux intégrée à la vie courante de l’entreprise.

La différence essentielle avec les démarches qualiticiennes classique est une bien plus grande efficacité, la qualitique classique consistant généralement en de multiples réunions, formations, procédures... et peu d'améliorations concrètes.

Au contraire, la démarche fonctionnelle conduit à des améliorations concrètes rapides. Pour s'en convaincre, il suffit de prendre connaissance des exemples donnés sur le site.

Détaillons…

NOTA : pour bien comprendre la méthode, le mieux est de lire le QUE SAIS-JE « la qualité » (PUF), qui la décrit en détail.

 

Les objectifs :

L’objectif : l’amélioration  des performances grâce à la résolution des problèmes qui les dégrade et à la mobilisation du personnel :

  • Accroissement des ventes, du chiffre d'affaires et de la marge grâce à la résorption des causes de méventes : mécontentements des clients, réponse téléphonique, stratégie de prospection, image, politique tarifaire, documentation, formation des commerciaux, etc...

  • Amélioration du fonctionnement interne : conflits, pertes de temps, dysfonctionnements, défauts de coordination, formalisme excessif, défauts de compétence, mauvaise organisation...

  • Renforcement de la motivation du personnel : résorption des sources de démotivation et résorption, amélioration du management, de la gestion RH, création de challenges, mobilisation sur la qualité...

  • Réduction des dépenses, grâce à la chasse au gaspi

  • Amélioration de l'environnement et du développement durable : intéressement des personnels aux économies : consommations d'énergie, déchets, pollutions, éco-conception...

  • Renforcement de l'hygiène et de la sécurité : amélioration des installations et des comportements critiques

Les méthodes :

Toutes ces améliorations sont obtenues par une évolution des comportements fondée sur :

  • Le « kaizen » (de nombreuses améliorations locales de terrain sans révolution)

  • La participation du personnel (terrain, encadrement et direction) : les suggestions sont recueillies, sélectionnées, affinées, validées et complétées de façon à bâtir des solutions efficaces à moindre coût.

  • L'organisation et les nouvelles méthodes sont mises au point de façon détaillée avec les intéressés eux-mêmes

  • Le tout est consolidé par des "documents-outils", conçus pour les aider en tant que de besoin.

  • Les "valeurs" demeurent au centre de la démarche: qualité du travail, conscience professionnelle souci du client, réactivité, souplesse, esprit d’équipe, polyvalence...

  • La pérennisation est assurée par la mesure et la maitrise de la qualité, intégrée au management normal de l'entreprise : tableau de bord simple, centré sur les performances, contrôles et validation des points importants, audits internes d'amélioration, suivi des actions...

  • Le tout est organisé de façon professionnelle et maîtrisée : planning précis, suivi , résolution des difficultés.

  • La qualité est traitée de la même façon que la technique : analyse détaillée des problèmes et des solutions, action rapide et efficace.

  • La démarche est heureusement complétée par une certification par rapport aux normes ISO 9000 et analogues (qualité, hygiène et sécurité, environnement, développement durable). Les normes sont appliquées de façon « fonctionnelle », en utilisant ce qu’elles ont de mieux et en minimisant le formalisme. La certification est ainsi obtenue plus utilement, plus facilement et plus rapidement.

Les étapes

  1. Un diagnostic initial destiné à identifier de façon précise les points à améliorer, du point de vue des clients, des dirigeants, du personnel et des autres partenaires éventuels. Ce diagnostic aboutit à des propositions précises d’améliorations.
  2. Une phase de « lancement » : décisions de la direction, plan de travail, information et éventuellement formation du personnel, lancement de la démarche
  3. Une phase de mise en œuvre des améliorations.
  4. La mise en place de la gestion du système : tableau de bord intégré, suivi, audits fonctionnels, amélioration permanente…
  5. La phase récurrente : l'amélioration continue

Quelques outils principaux

Amorçage de la démarche Au démarrage, il faut obtenir la décision de la direction. Pour cela, un bon moyen est une conférence sur la qualité fonctionnelle, un séminaire de direction ou la consultation d'un consultant spécialisé qui pourra exposer dans le détail la méthode et les gains qui peuvent en être retirés.

On peut aussi démarrer par des améliorations ponctuelles destinées à montrer l'efficacité de l'amélioration permanente. L'animateur doit être formé (formations Q5) Cette démarche risque toutefois d'être difficile sans un bon soutien externe et une bonne compréhension de la Direction.

Le Diagnostic Participatif d'Amélioration (DPA)

Comme son nom l'indique, le diagnostic a pour but de dresser un bilan précis des problèmes rencontrés et des améliorations à mettre en oeuvre, sur la base des suggestions des personnels.

Il est mené en quatre étapes :

  • une préparation

  • une enquête auprès des personnels sous la forme d'un questionnaire simple

  • des entretiens avec le personnel afin de préparer les solutions

  • si possible des rencontres avec un échantillon de clients

  • la synthèse sous la forme d'une proposition de plan d'action cohérente et validée

Ce diagnostic gagne à être fait de l'extérieur car les dysfonctionnements seront plus faciles à mettre en évidence, en sortant des habitudes et en évitant les conflits.

Il demande un expert expérimenté.

Voir fiche pratique

Voir exemples

Les groupes de projet qualité

L'amélioration doit être réalisée en concertation entre toutes les parties prenantes.

La qualité est traitée de la même façon que la technique : analyse détaillée des problèmes et des solutions, action rapide et efficace.

Les animateurs doivent être formés

Voir fiche pratique

Voir formation Q5.

Les valeurs

Les améliorations nécessaires au niveau des valeurs font l'objet d'actions de progrès : renforcement de la convivialité, de la ponctualité, des finitions, de l'esprit d'équipe, du soucis des clients, du port des EPI, etc...
Ces valeurs sont traduites en processus, avec des responsables de leur suivi.
Une charte qualité-environnementale est mise en place et suivie régulièrement.

Des documents-outils La documentation est définie par rapport aux besoins opérationnels des personnels. Il s'ensuit une documentation utile, répondant aux besoins du travail, tenue à jour par les intéressés eux-mêmes.
Les procédures générales sont regroupées dans le manuel qualité ou analogue, utile pour les nouveaux embauchés ou les audits des clients.  

Voir fiche pratique

La gestion de la démarche

La démarche est gérée de façon pragmatique, organisée et efficace.
Le comité qualité est confondu avec le comité de direction
Toute l'entreprise est impliquée dans la démarche qualité, qui s'intégre dans les travaux normaux.

Voir exemples

Les indicateurs

Des indicateurs en faible nombre et bien choisis, centrés sur les performances et intégrés au tableau de bord de l'entreprise

 Voir fiche pratique

L'amélioration permanente
  • le recueil des suggestions du personnel est à la base de la démarche stabilisée, après la mise à niveau initiale.

  • Les suggestions font l'objet d'une exploitation puis (éventuellement) d'une mise en œuvre rapide

  • les meilleures idées peuvent être récompensées

 Voir fiche pratique

Les audits internes

L'audit interne est conçu comme un outil d'amélioration participatif, qui permet de traiter les problèmes rencontrés en concertation. Il est destiné à approfondir le problème et à rechercher les solutions possibles avec les intéressés.
Il devient ainsi un outil de management très utile, responsabilisant le personnel et permettant de mettre en place des solutions bien adaptées au terrain.

 Voir fiche pratique

Le management motivant

Un grand nombre de problèmes de fonctionnement des entreprises et des administrations proviennent de défauts de management. Beaucoup de managers croient en effet que leur rôle est surtout de surveiller leurs troupes et d’éviter que des erreurs ne sortent de leur service. En réalité, le management est avant tout l’art de motiver et d’animer l’équipe dont on a la charge. Beaucoup sont désignés sur la base de leurs compétences techniques sans tenir compte de leur capacité à gérer le groupe humain placé sous leurs ordres.
Lorsqu’ils ne savent pas bien traiter ce « facteur humain », Il s’ensuit démotivation des subordonnés, guéguerres entre collègues, défauts de qualité, manques de coordination, revendications salariales…

Voir fiche pratique
Voir formations au management

Exemples de prestations

Exemples d'interventions

Le Cabinet peut assurer des formations ou intervenir directement.

Toutes ces interventions sont peu coûteuses pour un profit important !

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En conclusion

La démarche fonctionnelle est plus simple que les démarches qualité telles que l’ISO, le TQM ou les 6 sigma (elles permet par contre de passer ensuite facilement à ceux-ci, si on veut obtenir les certificats ou les prix par exemple). Les écarts principaux sont les suivants :

  • L’amélioration est au centre de la démarche
  • Seuls les besoins sont pris en compte, sans formalisme inutile
  • Les méthodes d’intervention sont « professionnalisées » : mesure des problèmes, travail participatif, appel aux expertises nécessaires, mesure des résultats, suivi jusqu’au bon fonctionnement régulier
  • Le responsable qualité devient un « améliorateur », ce qui est un rôle apprécié de tous. 

 

La méthode est présentée en détail dans le livre "la certification utile..." et dans le Que Sais-Je sur la qualité, disponibles sur le site.

Pour plus de détails...

Fiche pdf
Voir la comparaison entre la démarche fonctionnelle et la démarche traditionnelle
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Exemples
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Voir aussi
• Accueil • La démarche fonctionnelle • Management • Organisation • Qualité, certifications • Stratégie • Management de Projet • Développement durable • Environnement • Hygiène et sécurité • Résolution dynamique de conflits • Logiciels • Formations •